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Dimanche 15 novembre 2009
Oyez, Oyez, sympathique piétaille, valeureux manants et preux destriers à pédales supportant votre (trop) fier chevalier ; Oui, vous tous, lecteurs accrocs des articles hebdomadaires de ce joyeux blog cyclopédique, je vous devine, manoeuvrant tout tremblant, votre souris avec cette question en tête : Mais que va-t-il raconter cette fois-ci ? Je suis en manque !

Certes, nombreuses sont les manières de parler des sorties cyclistes. Par exemple, je peux compter mes deux entraînements de ce week-end d'une façon très sportive. Aussi, devrai-je afficher  un ensemble de statistiques permettant de mesurer l'efficacité de mes séances et décrire la méthode employée pour devenir super fort ! Eh ben, vous en saurez rien de ces résultats et des méthodes d'entraînement façon MM'S Fun Team Cyclo ! Veux pas que vous deveniez super fort comme moa ! Grrrrr, whaorrrrr, grouf, slurp !

Je préfère, donc,  conter mes balades cyclistes d'une manière plus légère mais pas dénuée de sérieux puisque ces promenades sont, aussi, préparatoires aux futurs challenges de l'année 2010. Et puis, vous le savez bien, la pratique du vélo m'est obligatoire. Pas de vélo, maux de dos. Du vélo, dos soulagé. Comme dit Hugues : quand la médecine ne peut plus rien pour toi, fais du vélo. Alors, je pédale méthodiquement et rapporte quelques clichés d'automne...

Vendredi 13 Novembre... Un temps à pédaler !

Quel plaisir ce vendredi après-midi. La douceur m'arrange, il n'est pas utile de s'équiper en homocyclohibernatus. Le ciel est à la grisaille et le vent, peu violent, siffle dans les lanières du casque ! J'adore. Je prends la direction de Couvaloup, puis de Trept et Moras pour aller en direction de Crémieu et Annoisin-Chatelans. Un circuit surtout bossu mais ça fait du bien. J'aime grimper. Les sensations sont agréables et le dos, quel dos ? Je ne quitte pas des yeux mon rythme cardiaque afin de rester dans des plages convenables. Je profite totalement des paysages. C'est si beau que je décide de sortir mon téléphone appareil-photo !


Pégase und Pégase (Couvaloup où y a pas de loup)!


Pégase est tout content de rencontrer un confrére !


Entrée de paturage entre Vénérieu et Moras...




Lit d'automne


Cinq petits cochons qui n'ont pas peur du loup de Moras, eux !


Couleurs d'automne (Crémieu)...


Déjà vu, cet étang (Optevoz)...


Mépieu Village (il faisait presque nuit)...

Distance parcourue : 72 km
Dénivelé : 730 mètres
Temps : 3 heures et 2 minutes


Samedi bricolage...


Puisque je m'étais bien donné sur le vélo, hier vendredi, je reste bricoler à la maison. Je profite pour bouchonner Pégase. Grand nettoyage et remplacement du plateau de 34 dents par le 36 crocs. Je grimpe moins l'hiver et passe plus de temps à mouliner...

Dimanche 15 novembre... de la platitude

Je ne pars que vers 10 heures pour trois heures de vélo. J'ai décidé de rouler sur le plat afin de travailler sur une plage cardiaque en endurance foncière. Le plateau de 36 m'évite d'utiliser le 50 dents. Encore une sortie bien agréable pendant laquelle je ne croise aucun vélo de route sur ce circuit déjà connu. L'humidité est bien présente (une pluie légère sur le retour), alors je m'arrête régulièrement pour un pipi et deux fois pour photographier des vaches...





Vaches de race internationale : la Holstein (Pont de Groslée)


Et enfin, vaches de race Charolaise (Salagnon, juste à coté de la maison)

Distance parcourue : 74 km
Dénivelé : 360 mètres
Temps : 2h52




Par Michel
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Dimanche 8 novembre 2009
Qui peut en dire autant, hein !

J'ai pédalé du lever du soleil à sa disparition. C'est à dire de 14h00 à 16h00 ! Ben merde alors, la météo avait vu juste pour cette fin de semaine : Pas beau, le temps ! Ce matin à ma descente du lit, je regarde par la fenêtre et je vois ça :





Et quand je vois ça, je n'ai vraiment pas envie de pointer le nez dehors. Pourtant, le soleil n'est pas être pas très loin mais impossible de savoir. Je m'énerve après le moi-même impressionné par ce smog :

"Alors, t'y vas ?
- Ben, c'est à dire que...
- Que quoi ?
- J'ai pas envie, rien que penser à l'humidité qui sévit à l'extérieur et à mon dos..."

Attention au syndrome du cyclocrocodile

Mon dos récalcitrant n'aime vraiment pas l'humidité et en ce moment, je déguste. Dans une journée, je passe par toutes les phases. Du très bien au pas bien du tout surtout quand je me trouve à l'extérieur. Dans les moments de moins bien, je suis attentif à mes postures. Un faux mouvement entrainerait le blocage total. Pénible cette hernie en L4/L5.
Heureusement, les séances de vélo me détendent totalement. Alors je m'amuse sur le home-trainer, mais il est important que j'en fasse plus régulièrement, et m'en vais sur les routes quand la météo est plus clémente.

Alors, en ce début d'après-midi, quand le brouillard s'en est allé, je me suis vite métamorphosé en homocyclohibernatus pour partir promener en la belle contrée du NordIsère. Je constate vite une cadence facile et rassurante. Par contre, la FC me semble un peu trop haute. On peut pas tout avoir ! Faut dire que je suis en pleine digestion, le repas du dimanche étant, traditionnellement, plus riche. Il aurait plus judicieux de faire le contraire : pédaler ce matin et profiter du repas ensuite. Quoique, pédaler après manger permet de griller les calories emmagasinées.
Bon, cette balade dans cette belle contrée m'a été agréable. D'ailleurs, je crie ma joie à la campagne qui m'entoure : Groarrrr, burp, slurp...  Pratiquement pas de chariottes-mobiles, quatre vélos croisés dont un cyclo T-Rex, mais vraiment T-Rex et il le sait qu'il est un bon T-Rex. Il m'a pulvérisé, pulvérisation qui oblige l'humilité. Cela fait du bien d'être remis à sa place parce que, parfois, on dérape vers le cyclocrocodile. C'est à dire une grande gueule et des petites pattes ! . Un syndrome qui atteint, parait-il, de nombreux citoyens de notre beau pays de France !
Alors, je poursuis ma route tournant mes petites papattes à une belle cadence, la gueule cachée derrière un passe-montagnes, un passe-collines devrai-je écrire car le dénivelé n'a rien de montagnesque ! Faut avouer aussi, en ce moment, un manque de motivation cycliste. Alors, inutile de se gaver de kilomètres pour éviter une crise de foi cycliste. Et puis, c'est agréable de se reposer la fin de semaine après cinq jours de boulot. Ce n'est pas pour autant que je me prélasse sur le canapé. Ben, non, y a toujours à faire...

→ 47 km, 1h50 de balade !

Bricolomania, y a pas que le vélo dans la vie...

Ce matin malgré le brouillard, je suis sorti, de la maison, armé d'un sécateur et d'une scie. Le pêcher (merde, c'est un prunier) a eu droit à une belle coupe. Je commence toujours délicatement et je termine toujours férocement ! Le chat, qui est une chatte, a contribué à l'élagage sautant de branche en branche, m'envoyant quelques coups de pattes griffues au passage. Peut-être que, comme Idéfix, elle n'apprécie pas que je touche aux arbres. Pourtant, je ne ressemble en rien à Obélix. Je n'ai pas de couettes, ni de moustaches et qui a dit que j'étais GROS ! Par TOUTATIS !
Hier samedi, la journée a commencé par une visite en la contrée de Castorama où j'y ai acquis auprès de quelques Gobelins endormis des radiateurs radiants afin de remplacer les vieux convecteurs et moins consommer, ainsi, de l'energie électrique puisqu'il se prévoit, dans le pays, un gros court-jus cet hiver !
Donc, après cette escapade castoramique et avoir échappé aux Orques de la route  et à une radarisation, je passais une partie de l'après-midi à des jeux de bricolage assisté de mon assistance : tournevis, pince, perçeuse, marteau, MARTEAU ! ALORS, IL VIENT CE MARTEAU, AGREGNEUGNEU (je jure beaucoup quand je bricole) !

Et dans la semaine, HT...


Eh ben, moa, faire une belle séance de HT ! Pour les incultes, le HT est un maison-formateur, traduction littérale ! Pour faire court, c'est un truc qui permet de pédaler dans son salon devant la télé. Vous évitez ainsi de tourner autour de la table et de prendre une belle gamelle ! (J'ai essayé, gamin, de faire du vélo dans le salon. Résultat : hôpital et deux points à une oreille fendue !). Mais revenons à cet entrainement d'intérieur : 40 minutes au total avec 20 mn à une FC en lipolise puis une augmentation de la FC de 5 bpm toutes les 2 minutes jusqu'au seuil physiologique !

Et voila, c'est fait !

Moa, qui ne savait pas quoi vous conter ce dimanche, faute de réflexion cyclo-intellectuelle.. Vivement le soleil en fin de semaine pour un pédalage plus agréable et une imagination plus fertile... Y en a marre, cyclistes faut manifester ! Un slogan d'actualité :

Sarko : sans vélo, on est KO...
Sarko : La pluie, la semaine ; le soleil, le week-end...
Sarko : On veut du soleil, du vélo et moins d'impôts...
Sarko : j'en ai plein dos de mon dos alors que du vélo...



PS : mon dos va bien ce soir, moa soulagé ! Et vous ?



C'est d'la vache, ça ! Vous dites ?

Complétement fou ce blog cyclohumoristicotouristicosportif !
N'importe quoi !


Par Michel
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Dimanche 1 novembre 2009
Quinze jours avec peu de vélo, c'est pas rigolo. Toutefois, je ne suis pas ennuyé au volant de deux autocars. Le premier lors du voyage en Vendée (voir les articles précédents) et le second dans le cadre d'une formation continue obligatoire permettant une remise à niveau dans le métier de conducteur d'autocar. Deux activités associées à mon métier qui m'ont permis un bon bol d'air, des découvertes et des rencontres enrichissantes.

Une coupure cycliste...

Avec du recul, ce petit break cycliste est tombé à pic. Parce que tourner en boucle autour de la maison devient lassant même si le terrain de jeu offre une multitude de possibilités. Je ne souhaite pas prendre la voiture pour aller pédaler au large ! Moins de gazole, c'est bien aussi pour le portefeuille et notre bel environnement. Et puis, je ne cherche pas à accomplir de longues distances. Je parle plutôt d'heures de selle. Je passe donc entre deux et trois heures sur le vélo par sortie m'appliquant à mouliner sur le 34/14 comme si j'avais un pignon fixe et ça deux à trois fois par semaine, ça suffit bien... Pas la peine de s'échiner à pédaler... Faut pouvoir durer !
Cette mini-coupure a été plus ou moins bénéfique pour mon dos. L'hernie discale entre les vertèbres L4 et L5 me terrorise. Un passage chez l'ostéopathe, ce mardi dernier, a été réparateur ! Ouf ! J'ai aussi légèrement baissé la selle, les muscles étant moins souples par ces temps moins chauds malgré l'été indien.
Je ne pense pas atteindre l'objectif kilométrique fixé pour cette année. Si je veux y arriver, je dois avaler 2000 km d'ici le 31 décembre. Mais l'atteinte de cet objectif n'est pas primordial. Mon année cycliste 2009 a été si belle. Le RPE, le BRA et tous les kilomètres préparatoires m'ont apporté mon lot de joie et d'émotions, si bien qu'après le RPE et le BRA, je me suis relâché. Ces moments sont si intenses à vivre que les jours qui suivent semblent bien fades ! Il convient d'être prudent pour garder les pieds sur terre parce que la réalité est tout autre... famille, boulot, maison, jardin ne sont pas à oublier !

Alors, ces sorties cyclistes de ce week-end...

A mon retour de mon odyssée vendéenne, je ne roule que le samedi. Trop content de remonter sur Pégase, j'en fais un peu trop et reviens fatigué. De plus, j'ai l'impression d'être trop haut sur la selle. Me suis-je tassé pendant le voyage ? C'est vrai que l'humidité atlantique n'a pas arrangé les choses. Aussi, le dimanche, je décide de me REPOSER ! Le vélociraptor reste dans sa tanière et prend rendez-vous chez son osthéo pour le mardi...
Mardi soir, après avoir conduit l'autocar en présence d'un évaluateur, je quitte le cabinet du dit osthéopathe tout décoincé. Incroyable. Je décide de ne pas home-trainer pour consolider la réparation. Par contre, j'attrappe Pégase et descends la selle de quelques mm.
Ce samedi, je m'en vais pédaler pendant deux heures, favorisant les plats. Je reviens content de ma promenade. Même si un chasseur au volant d'un 4x4 a tenté de me gazer. J'explique à ma manière :

"Moi gros chasseur, moi avoir gros 4x4 et gros fusil. Donc moi très très puissant. Moi pas aimer les pédales qui traînent sur ma route. Alors moi doubler, rester devant pédale et accélerer très fort parce que mon 4x4 fume beaucoup et moi content ! Ah ah ah..."

J'ai donc fermé les écoutilles et roulé en apnée sur quelques mètres tout en maudissant l'engin fumant et son propriètaire. Que faire d'autre ? J'avais oublié mon lance roquettes !

Bref, ce samedi : 68 km, 520 mètres de d+, 2 heures 45 de pédalage.

Ce dimanche, j'attends la levée de brouillard. Je pars à onze heures pour trois heures de balade sur les berges du Rhône, fleuve majestueux si bien connu. Le 34 crocs devant, le 14 ou le 15 derrière (je ne sais plus), je roule uniquement sur cette combinaison. J'avance donc à 30 km/h sur le plat quand le vent ne m'ennuie pas. Le soleil me réchauffe, un peu trop même. C'est cool. Peu de voitures sauf ceux qui vont manger en famille et/ou au restaurant. La campagne sent les repas qui se préparent. C'est de la provocation surtout pour un vieux vélociraptor obligé de faire attention à ses rations pour éviter de prendre du poids. Grrrrrr !

Et ce dimanche : 69 km, 330 mètres de d+, 2 heures 39. (raté, voulais faire 3 heures mais me suis trompé, j'ai tourné trop tôt).

Et tout ça, tout seul comme un grand ! Poils aux dents !

Petite introduction aux objectifs 2010... Mais qu'est ce que je vais pouvoir faire ?

Mais qu'est-ce-que je vais faire en 2010 ? J'en dors plus ! Mais qu'est-ce-que je vais bien pouvoir faire en 2010 ? Oh la la ! Quels challenges m'imposer pour souffrir avec plaisir et pour vous (ra)conter après ? (les lecteurs aiment les articles qui relatent les souffrances, plus j'ai mal, plus ils cliquent sur ces articles !)

Y a au moins un objectif certain... L'inscription est partie ! Après, je cogite pour trouver un ensemble raisonnable.

Et enfin, une question métaphysique...



Pégase, est-ce un garçon ou une fille ? Ben oui, quoi... de fidèles lecteurs, que je remercie pour leur fidélité et leur courage, me demandent régulièrement :

"Alors comment va t'il ?
- Qui ?
- Ben, Pégase..."

ou

"Alors comment va t'elle ?
- Qui ?
- Ben Pégase...
- Pourquoi dis-tu "elle", c'est un mec, Pégase
- Ben non, c'est bien une bicyclette et une bicyclette, c'est une fille ?"

Ah ben, merde... Alors, la question est : Pégase est-il un vélo ou une bicyclette ? N'ai-je pas déjà abordé le sujet ? Faut que j'aille fouiller dans les articles !

Bonne semaine à vous tous, Piétaille et Chevaliers !







Par Michel
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Dimanche 11 octobre 2009
Avez-vous attendu l'article promis samedi dernier ? Oui... Eh bien, désolé, je n'ai pas eu loisir de l'écrire... Donc, on sautera cette étape dominicale passée pour parler de ce week-end. N'ayez crainte, je ne souhaite vraiment pas vous conter, selon l'habitude, mes deux promenades cyclos. Pourquoi ? Parce qu'il est important d'avoir comme habitude de ne pas avoir d'habitudes !

Bref, ce samedi ajoute à mon tableau 68 km parcourus en 2h46 mn (500 m de d+) et ce dimanche, 80 km avalés en 3 h00 (610 m de d+) et la, je suis bien content du résultat. J'aurai apprécié pouvoir rouler dans la semaine mais l'emploi du temps professionnel m'en a empêché. Toutefois, par deux fois, je me suis assis sur le mulet afin de home-trainer pendant 20 et 30 minutes à une FC en mode lipolyse.

Cinéma...

La seconde séance de home-trainer était au préalable d'une autre séance cinématographique. Je suis allé voir Le Syndrome du Titanic de Nicolas Hulot. A l'image du fier paquebot qui se croyait insubmersible, les hommes de cette planéte avancent, si sûrs d'eux (et si inconscients), les yeux bandés dans un océan d'icebergs par temps de brouillard. Les images dénoncent les mégapoles dévoreuses d'hommes, les échangeurs autoroutiers démoniaques, les noirs bidonvilles au pied des riches tours scintillantes, l'Afrique devenue l'immense poubelle ou l'usine de retraitement des rebuts de notre société où l'on consume et non consomme... Hulot intervient au fil de ces images fustigeant un système qui court à sa perte, le toujours plus, la création de besoins uniquement mercantiles. Des phrases chocs : Nous qui avons tout et que rien ne satisfait, alors que ceux qui ont peu se contentent de tout ; Je crois à la sobriété heureuse... Une conclusion pleine d'espoir qui réclame une mutation radicale : "L'homme est grand sous la contrainte, immense dés qu'il est humble".

Variations automnales sur lit d'été...


Campagne ordonnée sous une alternance de ciel azur et de nuages annonciateurs d'eau


Le paysan pense : beau lit de semences
Le promoteur : combien de maisons sur cette parcelle ?


Parure d'automne sur vert étang


Ce que vous ne pouvez pas entendre : le bruissement de l'eau dans le silence


Chut, écoutez encore !


Image d'un écosystème à taille humaine


L'eglise de Mépieu, majestueuse


Reflets d'eau sous ouverture de nuages...


Jachère fleurie sur maïs sec !


Modernité garée !


Sur la plaque au dessus de la porte : La boule joyeuse.
Est-ce mieux que la pédale joyeuse ?



La main de l'homme industriel


Le soleil se cache. La-haut, sur le plateau, les hommes de Larina guettaient le futur


Etang et ruines...


Variation verdâtre ; papier à gauche ?


Etang d'eau !

Par Michel
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Dimanche 27 septembre 2009
Ce samedi,après une sortie de 2h30, sans un grand dénivelé, négociée à une moyenne de 27,5 km/h (surprenant pour le MM'S Fun Team Cyclo !), je me repose devant mon ordinateur portable. Je joue de la souris (le chat est dehors) en surfant sur ce blog à la recherche d'éventuelles fautes ou d'erreurs de présentation (un peu pénible, parfois, ce over-blog). Je retrouve ainsi mes articles rédigés précédemment et je me dis, très fier de Moa : Où vais-je chercher tout ça ?

Fada, ce mec ?

Ben oui, chers lecteurs, permettez que je sois content de Moa et de mes écrits. Un peu d'autosatisfaction ne fait pas de mal. Par contre, si je me prends trop au sérieux et que ma tête et mes mollets enflent dangereusement, tirez immédiatement le signal d'alarme !

Parfois, je m'inquiète de mes délires et de l'image renvoyée au lecteur. (Eh, Laurent, tu te souviens de ta première visite sur ce blog : il est fada, ce mec, Con ! il est du sud, Laurent). Alors pour ne pas paraître trop fada, je demande à quelques personnes de mon entourage leur opinion. Mon collègue Samih le Magnifique est de bon conseil. Rompu aux techniques informatiques et à l'utilisation de divers logiciels et doté d'une excellente plume (ou clavier), il s'exprime régulièrement sur son blog si visité que les serveurs de son hébergeur sont dépassés par le nombre incroyable de connexions ! Et aujourd'hui quand je clique sur le lien de son blog, je lis ça :

Erreur 403 - Refus de traitement de la requête (Interdit - Forbidden)

 

Le serveur a compris la requête, mais refuse de la satisfaire.

 

Une démarche d'authentification n'y fera rien et cette requête ne doit pas être renouvelée. Si la méthode invoquée est différente de HEAD et le serveur souhaite rendre public la raison pour laquelle il refuse le traitement, il le fera dans l'entité liée à cette réponse. Ce code d'état est souvent utilisé lorsque le serveur ne souhaite pas s'étendre sur les raisons pour lesquelles il refuse un accès, ou parce que c'est la seule réponse qui convienne.

 

Vous tentez d'accéder à une ressource qui vous est interdite.

Il se peut que le compte concerné soit suspendu (Cf. Console de Gestion)


Génial non ? Je ne sais pas qui est le rédacteur de ce message mais chapeau !

Heureusement ou malheureusement, le MM'S Fun Team Cyclo ne sature pas Over-blog de connexions de milliers d'internautes fans de Pégase, le vélo parlant et de Michel, son cyclo si bavard... Samih me reproche mes articles trop longs qui peuvent effrayer le lecteur. Alors, lecteur, ne soit pas effrayé. Tu as tout le temps pour lire et relire ces (bons ) articles, ils sont gravés à jamais !

Régulièrement, je consulte les statistiques des passages d'internautes sur ce blog délirant. Je sais donc d'où viennent les gens. Généralement, ce sont entre 30 et 40 visiteurs uniques quotidiens qui ouvrent une bonne centaine de pages. Il y a même un norvégien qui utilise un traducteur pour me comprendre. Ce doit être quelque chose ! Enfin, j'adore découvrir les mots clefs saisis sur les moteurs de recherche qui permettent d'arriver sur le blog. Evidement, les termes liés au cyclisme sont les plus nombreux mais je trouve aussi des mots surprenants plutôt liés à des pratiques qui n'ont rien à voir avec le vélo !



Pégase au milieu de Percherons

Ce dimanche, une autre sortie qui, cumulée à celle d'hier, laisse des traces de fatigue ce soir. J'ai fait le fou dans les montées rencontrées. Va falloir être plus cool sur cette fin de saison !

Une belle promenade qui m'a permis de croiser les Vtétistes de la rando de St Baudille de la Tour.  Je les rencontre dès Annoisin-Chatelans. A la sortie d'un virage, trop à gauche, je me trouve nez à nez avec une jolie Vtétiste. Elle me crie avec un beau sourire "c'est dans l'autre sens". Trop rapide, je n'ai pas le temps de répondre, ni de faire demi-tour !

Plus loin, alors que je cherche à éviter cette course champêtre, je me retrouve dans un embouteillage de VTT devant un ravitaillement placé sur une route bien goudronnée. En 10 mètres, roulant au pas, j'évite trois accrochages ! Pas contents les VTT de mon intrusion dans leur monde  ! Pardon, mais bon, la route appartient à tout le monde !



Arrivé sur le beau ruban qui conduit à Montalieu, je m'applique sur le 50. Je fonce entre 30 et presque 40 km/h. Un vrai vélociraptor mais personne à manger ! Snifff ! Je rentre à la maison avec les crocs !


Samedi :
69,6 km
535 m de dénivélé +
2 heures 32 minutes

Dimanche
76,5 km
820 m de dénivelé +
3 heures 03 minutes

Et ça, tout seul, comme d'hab !


Par Michel
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Dimanche 20 septembre 2009
Ce matin, Pégase et moi sommes restés au chaud car la pluie détrempe, un peu, les routes champêtres. Et puis, il m'est agréable de rester aussi en famille en ce dimanche matin, même si ma fille démontre quelques signes annonciateurs, non pas de la grippe A, mais plutôt de grippe Grrrrr, maladie réservée aux adolescents !
(et à beaucoup d'adultes aussi... ).


Ce repos cycliste forcé me permet donc la rédaction de cet article intitulé Les campagnes sont tristes. Titre automnal motivé par une rencontre hier, samedi, avec un jeune paysan ou agriculteur, si vous voulez, lors d'une balade cyclotouristicosportive.

Après avoir entrainé Pégase sur le plateau de 34 pendant un bon moment, je me décide, dès le bourg d'Optevoz dépassé, d'employer le 50. Suis-je à peine en pleine vitesse que j'aperçois, au bord de la route, un jeune paysan avec qui j'ai travaillé. Arrêt et discussion.

(Photo de Fezay Benoit)


Paysan et Agriculteur : une même finalité ?

Avant d'aller plus loin, je tiens à vous expliquer les dénominations Paysan et Agriculteur. Première approche : nous pourrions considérer que le Paysan a "disparu" dans les années soixante pour être remplacé par l'Agriculteur. Le Paysan appartient à une société paysanne, avec tous ces us et coutumes, centrée sur une économie familiale et patrimoniale. L'Agriculteur s'active dans une société de consommation centrée sur une économie de calcul capitaliste. Seconde approche plutôt syndicaliste : la Confédération Paysanne parle de Paysans, la Fédération des Syndicats d'Exploitants Agricoles préfère le terme Agriculteur. Pourtant, je connais des Agriculteurs se présenter comme des Paysans ! Personnellement, j'affectionne plus particulièrement la dénomination Paysan. Et derrière ce terme, j'entends des hommes ou des femmes valorisant durablement les ressources d'un Terroir dans le but de créer (pour ne pas dire produire) de nombreuses richesses répondant aux besoins de notre société.
Quant aux richesses créées, je ne parle pas uniquement de biens alimentaires. J'ajoute à une production alimentaire de proximité de qualité :

- la "production d'écosytèmes" (La Beaufortin et ses alpages ; La Dombe et ses étangs , Le Charolais et ses paturages ; L'économie de La Clusaz combinant montagne, neige et reblochon ; etc...)


- la "production" d'un patrimoine culturel, socle fédérateur porteur d'us et coutumes indispensable à une société locale avec ses atouts (appartenance sociale et culturelle) et ses contraintes (du chauvinisme au nationalisme malheureusement)

- l'offre de divers services répondant à des besoins de citadins ou rurbains trop éloignés des Choses Simples de la Nature (accueil à la ferme...)

- la production d'énergies renouvelables (bio-gaz, toits recouverts de panneaux photovoltaïques...)

- la valorisation d'une ressource humaine locale par la création d'emplois variés (boucher-charcutier à la ferme ; chargé(e) d'accueil, vendeur ou vendeuse, secrétaire-comptable...) puisqu'une agriculture engagée dans la commercialisation directe réclame une réelle division du travail.

- une réelle demande de services administratifs des familles paysannes ;  par exemple, la poste ou l'école du village ne fermera pas, le médecin aura des clients à moins qu'il ne souhaite rest
er un médecin des villes !

De tout cela, je en reparlerai au hasard de mes articles qui prennent forme lors de mes sorties cyclistes plus ou moins longues...

La Grève du lait !

Généralement les discussions avec les paysans me rendent joyeux et me motivent. Elles sont ma nourriture pour mieux travailler avec toute cette jeunesse, apparemment insouciante mais réellement inquiète, en formation pour l'amour d'un métier ! Quand, je remonte sur Pégase, mon envie de pédaler est bien moindre, la tête dans ce que je viens d'entendre :

J'ai croisé un paysan en grève...

Photo la dépêche.fr

"Que voulez-vous que l'on fasse ? C'est notre dernier ultime recours. Après, c'est une fin annoncée. De nombreux paysans, et des jeunes surtout, vont disparaître. Eh bien, on ira faire autre chose. C'est bien ce qu'ils (1) veulent à moins qu'ils (1) comptent sur notre attachement à notre métier pour rester et travailler pour rien (prix du lait à la production actuel : 280 euros les 1000 litres environ) !
- Qu'entendez-vous par Grève du lait ?
- Nous sommes descendus à Crémieu offrir du lait aux gens. Nous avons montré nos factures de lait afin que le consommateur puisse comprendre la situation.
- Leur réaction ?
- Ils sont scandalisés quand ils comparent les prix payés aux producteurs et le prix à la consommation. Ils réfléchissent... C'est bon tout ça !"

(1) Ils : l'Union Européenne, les Pouvoirs publics ou pas publics...

Pourquoi le prix du lait à la production baisse ?

La faute déjà à une baisse de la consommation au niveau mondial (chute des exportations) qui impacte le prix local même si la consommation locale ne varie pas (stagnation) ! Effet d'une mondialisation économique, le même prix partout ! Et aussi une volonté des
deux pôles industriels français (Lactalis et Sodiaal) d'imposer aux producteurs d'absorber la baisse des prix (alors que les prix avaient augmentés avant la crise).

Pourquoi le prix à la consommation ne baisse-t-il pas alors ?

Les deux mêmes pôles industriels français (Lactalis et Sodiaal) ne semblent pas vouloir perdre leur marge élevée. Effet d'un système boursier sans conscience ?

Des marges élevées...

Pour un litre de lait de grande marque, les éleveurs encaissent une marge brute de 8% sur le prix payé au producteur, les transformateurs prennent 40% sur ce produit vendu au distributeur et ce dernier rajoute une marge équivalente au prix payé au consommateur.



Le pouvoir des distributeurs sur la fixation des prix

Le consommateur bénéficie d'une baisse des prix grâce à la concurrence entre les produits de grande marque des industriels et ceux de la grande distribution (MDD). Les marges diminuent pour les industriels 25% et 35% pour les distributeurs.

"Dans l’exemple d’un produit standardisé comme le lait longue conservation UHT, conditionné en bouteille, on constate alors un écart de prix de vente au consommateur de l’ordre de 25 à 30 % entre la marque nationale et la marque de distributeur. C’est cette dernière qui oriente les prix, compte tenu d’une part de marché très élevée (plus de 40 % des volumes en MDD, contre 25 % en produits de marque)", note un rapport rédigé du conseil économique et social de mars 2009 intitulé "Les modalités de formations des prix alimentaires : du producteur au consommateur".


La méthode de calcul du prix du lait à la production change...

Jusqu'en mai 2008, le prix du lait était négocié entre les acteurs de la filière lait. Le prix payé au producteur était indexé sur un constat des prix des marchés aval et le prix mondial sur les douze mois précédents. Les producteurs savaient vers quoi ils allaient. Sauf que cette méthode a été dénoncée par la Répression des Fraudes pour distorsion de concurrence avec le cours mondial. En effet, en début 2008, le prix payé aux producteurs français atteignait 380 euros les 1000 litres alors que le marché mondial était en excédent. Aujourd'hui, les producteurs livrent leur lait sans connaître le prix auquel il va être payé... difficile de gérer son entreprise dans cette situation !


Pour faire court :

- les producteurs ne maîtrisent pas les prix !
- les consommateurs ne maîtrisent pas non plus les prix !
- les jeux économiques au niveau mondial compliquent les choses et on n'y comprend plus rien !
- la grande distribution fixe les prix et en plus, elle remplace les agents de caisse par des machines !

Solutions !

Consommateurs :
-  allez à la rencontre des Paysans pour vous comprendre mutuellement
- Raccourcissez vos circuits de distribution en vous approvisionnant chez les paysans (magasin à la ferme, magasins collectifs...)

Paysans :
- allez à la rencontre des Consommateurs pour vous comprendre mutuellement
- Raccourcissez vos circuits de distribution en transformant vos produits et en les commercialisant vous même ou à l'aide de structures paysannes collectives

Si personne ne se bouge...

Les campagnes deviendront encore plus tristes... et je ne veux pas ! Il ne faut pas lâcher un Monde Agricole, indispensable à notre Pays, à nos Pays (nos campagnes) !

Mais l'avenir des campagnes est devant... OUF !

Des preuves de paysans entreprenants :

Site des points de vente collectifs agricoles en Rhône-Alpes : AVEC Rhône Alpes

Site du réseau Bienvenue à la ferme :


Des produits fermiers directement chez vous : Le Panier Savoyard.fr

Des Producteurs autour de Grenoble :




PS : L'envie d'écrire cet article a primé sur une sortie vélo qui aurait été humide ! Les informations relatives au prix du lait proviennent en partie du site E24 et du rapport "Les modalités de formations des prix alimentaires : du producteur au consommateur".



Par Michel
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Dimanche 13 septembre 2009
Après avoir parcouru 70 km à  un bon rythme, en ce samedi après-midi, me voila parti au...



... afin de découvrir ce petit salon cycliste.

L'ambiance est sympathique mais le monde manque tout de même. Les exposants ne sont pas, non plus, très nombreux. Un grand stand Shimano, avec beaucoup de petits hommes bleus,  présente la gamme des groupes et des roues japonaises. Tout proche, BBB expose l'ensemble de ces nombreux produits. Plus loin, deux grands stands des marques Lapierre, Time et Merida mais aussi diverses marques qui m'étaient plus ou moins inconnues : KTM, Focus, Bull, Ciocc, Vektor... Au milieu des cadres et des composants, quelques exposants de bonneterie cycliste sans grand intérêt sauf un qui présentait des vêtements "vintage" plutôt saillants !

Quant aux races de vélos, on trouvait en grande majorité des carboniques au look, très souvent, identique, et quelques aluminiques. Seul, un Titanique, très moche, était présenté. Par contre, pas de Stroumphnirium !



Un beau Carbonique contre le montre avec une belle livrée !





















Un second Carbonique au dos rond avec de belles couleurs :


Troisième carbonique plutôt sobre avé de belles roues...


Des DT Swiss en carbone... mais faut un salaire suisse pour les acquérir !

Les Allemands KTM si je ne trompe pas de nationalité, une ligne plus classique...


Pour se faire un petit caprice à deux !

Et enfin, le vélo de l'OM. Les footballeurs ne savent pas faire de vélo... Eh oui, les stabilisateurs !


Et voila, c'est fini ce petit reportage au R'Bike !

Parlons maintenant de cette petite balade en solitaire de ce samedi après-midi. 68 km exactement parcourus en 2 heures 33 minutes et 5 secondes (j'ai perdu mon boulier pour le calcul de la sacro-sainte moyenne). Dans le Val d'Amby, je rattrape des cyclos. Je vais les dépasser puisque je grimpe plus vite. Je m'interroge "comment doubler sans que ce soit mal interprété". Eh oui, j'en suis la ! Je double et lance un bonjour joyeux. L'un d'eux répond "Bonjour, comment vas-tu ?". Je reconnais alors le petit groupe de Courtenay. Alors, je ralentis et discute avec mon interlocuteur. Il me demande si je repère la cyclo La RhôneAlpine. "Ah bon, pourquoi, c'est quand la RhôneAlpine ? - Ben, demain !"


Par Michel
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Dimanche 23 août 2009
Trois semaines sans vélo, ça manque tout de même. Pourtant ce manque cycliste ne s'est pas trop fait sentir en Corse, les routes étant surchargées de chariotesmobiles et la chaleur écrasante. Ce n'est que dans les montagnes corses où j'aurai bien échangé la voiture contre un vélo !

Arrivé le jeudi en début de soirée à la maison, j'ai vite préparé Pégase pour le lendemain. Compte tenu des douleurs dorsales qui m'ennuient depuis fin juin et qui se sont réveillées en camping, je suis parti tranquille. De plus, j'ai très très légèrement modifié ma position en abaissant le cintre de 50mm (une entretoise) et corrigé le recul de selle. Je devais donc valider cette modification sur une courte distance.

Vendredi matin. Je pars pour un tour de 1heure 30 environ. La chaleur arrive. Les jambes tournent pas aussi facilement et la FC reste élevée. Les trois semaines de vacances avec trop de dérapages alimentaires pèsent quand même (mais bon, faut se faire aussi plaisir) ! Je reste sage pour ne pas monter dans les tours. Le ciel déjà bien gris vire au noir. Au loin, il pleut. Le tonnerre gronde et deux beaux éclairs m'impressionnent. Les sensations cyclsites sont bonnes. Je trouve ma position intéressante, une meilleure valorisation de ma petite puissance semble-t-il et plus à l'aise en général.
Juste avant Courtenay, je reçois quelques gouttes. Après Courtenay, je reçois de grosses gouttes. Alors je bifurque pour la chemin de le plus court en direction de la maison. A Tirieu, les grosses gouttes deviennent des très grosses gouttes bien chaudes. C'est l'orage qui m'accompagne jusqu'à la maison. J'arrive plutôt mouillé et je n'ai pas regardé la FC !

Samedi, fin d'après midi. J'ai passé le matin à nettoyer rapidement le jardin puis le vélo ! Je ne pars que vers 18 heures pour encore un second petit tour. Le vent est plutôt agité, plus que je ne pensais d'ailleurs. Je réédite la même sortie que la veille. Inutile de se fatiguer car la FC est bien plus élevée qu'hier ! Je rentre donc après une heure trente de pédalage tout secoué par les rafales pénibles. Étirements et dodo relativement tôt puisque nous étions encore couchés très tard le vendredi soir.

Dimanche matin. Je ferai bien un bon tour mais nous avons des invités à midi. Je prévois donc deux heures de promenade. Les sensations sont bonnes sauf que la cuisse droite tiraille mais de façon irrégulière. Pas d'affolement, on verra si ça persiste. J'oublie la petite douleur et m'attaque à quelques petites pentes. Je grimpe convenablement avec une FC, certes trop haute à mon goût. J'apprècie encore mieux ma position. A l'aise, j'enquille la montée du Val d'Amby sur la plaque sans difficulté.  Arrivé à Optevoz, compte tenu de l'heure, je rentre par Siccieu. La encore, je garde la plaque jusqu'au sommet. Au moins, ça fait travailler la puissance. J'accélère pour rentrer au plus vite. Je suis attendu pour manger, encore manger et y a du bon vin corse !

PS : Alors que je me promenais autour de la maison, Hugues Rico était engagé sur le Tortour, le tour de Suisse en un minimum de temps soit 1000 km et 15000 mètres de dénivelé. Objectif atteint : Hugues a réussi ce premier Tortour en deux jours et 50 minutes !

BRAVO HUGUES et BRAVO à son assistance.


Par Michel
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Samedi 1 août 2009

Le MM'S Fun Team Cyclo s'octroie une seconde pause blog et vélo, d'ailleurs, en ces chaudes périodes estivales... Je laisse Pégase dans de verts pâturages et sors mon pédaleau !

Donc au plaisir de se retrouver, dans le futur, pour de nouvelles aventures !

Merci aux fidèles lecteurs et à tous les lecteurs, d'ailleurs. Par contre, je vous propose...

... de découvrir ou re-découvrir :

- les différents challenges clic ici :


A bientôt

Michel





Par Michel
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Mercredi 29 juillet 2009




A
ujourd'hui, en ce 29 juillet, c'est mon anniversaire...

48 ans et oui, déjà ! Franchement, je n'aime pas bien prendre de l'âge ! Mais bon, c'est ainsi...






F
audrait-il que j'invente une bicyclette vintage pour remonter le temps afin de rajeunir ? Ce serait fun. Surtout pour voir des paysages tels qu'ils étaient, il y a bien longtemps sans aucun coup de pattes humaines modernes ! Parfois, quand je monte au dessus de Grasse pour voir et revoir le magnifique panorama du pays Grassois et de la baie de Cannes, je m'imagine les lieux à l'époque de Rahan ou rien qu'au début du 19ème siècle. Et je me dis qu'allons-nous laisser à nos petits enfants !

Eh oui, 48 ans. Si loin de mon lieu de naissance, la bas, de l'autre coté où sont restées, tout de même, une part de mes racines perdues. Jamais, j'irai promener mes roues en ces lieux... Mais bon, c'est ainsi...

48 ans et 10 années de pratique cycliste sur route. C'est le 29 juillet 1999 que j'acquiers mon premier vélo de route ! Une impétueuse envie sans être, à l'époque, un sportif dans l'âme. Dix années de progrès cyclistes tout à fait satisfaisants et je cherche toujours à progresser. N'est-ce pas ridicule ? Progresse-t-on encore à 48 ans ?

Humour !

Dix années de revanche sur une enfance aux hivers difficiles, trop souvent cloué au lit en apnée à cause de ce maudit asthme, heureusement disparu aujourd'hui. Belle revanche aussi sur ces satanés hernies discales (dont une opérée d'urgence, ça fait drôle) qui me verrouillent encore trop souvent le dos. Je ne souhaite pas me plaindre ou justifier mes limites cyclistes comme on me l'a reproché avec des mots odieux pour humilier (où peut conduire la jalousie !). Non, bien au contraire, ces revanches sont mes moteurs. Chaque challenge est une revanche, non seulement, sur ces petits soucis de santé mais aussi  sur les commentaires défaitistes tenus, trop souvent, par le corps médical ou un entourage malveillant : ce n'est pas pour vous tout ça ; c'est fini le vélo et le sport ; vous ne remontrez jamais sur un vélo ; tu n'es pas capable...

Mon cadeau d'anniversaire pour mes 10 années de cyclisme, je me le suis offert du 29 au 31 mai 2009. C'était le Raid Provence Extrême ! Un magnifique cadeau, une magnifique revanche... Et il y aura d'autres anniversaires et donc d'autres challenges... mais vraiment, je ne sais pas lesquels (quoique !)... Peut-être que tout s'arrêtera... Peut-être me surprendrai-je encore ?

Je me revois essoufflé, mordant l'air de la liberté, le laissant pénétrer jusqu'au fond de mes poumons. Sur le vélo grésille une bien nommée roue libre dont l'apaisante musique ne me quitte pas, même quand je redeviens piéton, sédentaire, immobile et prisonnier du temps des autres.

Les jambes qui tournent sur la terre qui tourne, c'est la vie qui repousse ses limites, qui agrandit ses frontières. Le temps perdu à rouler dans le vent, sous la pluie ou contre la montre, c'est du temps retrouvé pour affronter plus tard les jours gris qu'on tapisse avec ses souvenirs, tant mieux s'ils furent heureux, et s'ils ne le sont pas, au moins qu'ils soient riches en aventures.

Eric Fottorino, Petit Eloge de la Bicyclette, Folio 4619

Dans les Alpes Août 2008




Par Michel
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