Allez savoir pourquoi mais quand je m'en vais pédaler en ce samedi après midi ensoleillé, je suis GRRRRR ! La FC du départ démontre bien le mécontentement qui m'envahit.
Je suis le circuit habituel d'échauffement mais je tourne en direction de Couvaloup où y a pas de.... ? (à vous de dire. Vous devez le savoir si vous êtes un fidèle lecteur). Je m'étonne de
traverser aussi rapidement ce hameau en pente. Avant, je peinais.Je descends sur la gauche, passant en dessous de l'intrigante Maison Blanche, une grande bâtisse construite entre le 16ème et 17ème qui semblerait appartenir à une congrégation religieuse ou autre. J'arrive au camping des Trois Lacs (ex-carrières) dans lesquels quelques campeurs néerlandais viennent l'été. Je longe ensuite les ex-marais qui portent, chaque année, depuis une bonne trentaine d'années, des maïs. Il se dit d'ailleurs qu'à cet endroit coulait le Rhône mais c'était il y a très longtemps.
Que des cailloux !
Me voila à Trept où les maisons de pierre dominent celles en pisée,
matériau de construction, autrefois, très répandu dans le Nord Isère. Trept est un petit bourg où la paysannerie a été importante malgré une terre arable peu profonde et une présence importante
de pierres et de rochers. D'ailleurs, la légende veut que Trept signifie "beaucoup de pierres, peu de terre". Cette contrée, posée sur un bloc rocheux, toute proche d'un marais peu agréable, pour
la santé des hommes, était reconnue comme la plus pauvre du Dauphiné.Je passe devant la nouvelle usine de recyclage d'automobiles (qui finissent compressées) et file en direction des vieux fours à chaux de Saint Hilaire de Brens qui ont fonctionné de 1852 à 1930. A cet endroit, la route grimpe fortement entre les ruines de cette veille usine créée par Fortuné Giraud. Ouf, me voila en haut, plutôt essoufflé puisque je suis monté en force.
Photos de
http://villes-villages.chez-alice.fr
M
oras, ça grimpe et j'ai pas envie de parler de Crémieu, na !Descente sur Vénérieu et remontage sur Moras, nom pré-celtique provenant de mor qui signifie butte et de ate (?). Ce village avec un bel étang est bien agréable surtout qu'il est placé en haut d'une belle montée (je parle du village) plus ou moins exigeante selon sa forme, son entraînement et ses capacités cyclistes. Une fois, ce haut lieu de chasse traversé (y a toujours des chasseurs sachant chasser sans leurs chiens), je bascule sur Crémieu vite traversé. Donc, je n'en parlerai pas aujourd'hui ! Pas envie.
Photo de http://www.cc-isle-cremieu.fr
L'attaque vicieuse d'un vicieux T-Rex !
J'entame la longue montée sur Annoisin-Chatelans,
village tout proche du fameux site de Larina, ancien lotissement romain et mérovingien dans lequel vivaient peinards des gens de l'époque. Aujourd'hui, on y rencontre surtout des marcheurs et des
vélos des champs en dilettante et des tractosaures qui travaillent d'arrache-roues. Je suis sur le plateau géographique de chatelans tout en étant sur le petit plateau et j'avance
moulinant, tranquille et pensif. Je réfléchis à ce que je pourrai bien vous conter à mon retour. Je sursaute au passage d'un cycliste qui me frole littéralement (je prends 10 puls et je fais un bel écart, frolant le fossé). Le méchant tyranosaure-rex est revetu de la livrée d'un club
cyclosportif local bien connu pour leur affûtage (pas celui-la, l'autre). Le vélociraptor gentil, que je peux être, n'apprécie pas. J'enclenche la surpuissante et rattrape l'animal très affûte et
très fier, l'oeil aux aguets :"Le but était bien de me faire peur ?
- Quoa ? dit-il l'oeil au coin
- vous vouliez me faire peur, c'est bien cela, ?
- ... ! Il baisse la tête.
- Eh bien, si c'était votre objectif, bravo ! J'ai eu très peur, ça vous va ?"
J'attends la réponse, je suis remonté... Et merde, pas de réponse du T-Rex emmerdé. Je me replace derrière et le laisse filer méditant sur les motivations de cette attitude. Quatre propositions parmi tant d'autres :
- Est-ce ma tenue du jour qui ne fait pas "sérieux" ? En effet, j'avais mon maillot décathlon jaune et noir plutôt ample car trop grand. De plus, sur le dos est cousu un tissu imprimé sur lequel on voit des vaches en parachute descendant vers leur alpage ! Une phrase indique : une autre nouvelle façon de faire de la transhumance. Ce maillot est un cadeau qui date du Challenge Annecy-Brest. A défaut d'être original, il me donne l'image d'un original puisqu'il soulève des questions d'autres cyclistes : c'est quoi ce maillot, ça veut rien dire, à quoi ça sert ?
- Une autre chose interroge les cyclistes qui me suivent ou me croisent. Ce sont les deux bandes jaune-fluo collées sur les haubans et les leviers de frein. Pourquoi t'as ces trucs ? - à quoi ça sert ? - Tu roules la nuit, Ah, ah ! - C'est beau - C'est pas beau - C'est peint ? - C'est en quoi ? - Bizarre sur un vélo de course - C'est original, hein...
- Ce T-rex est un pov type ! Il ne maîtrise pas son vélo !
- Je ne comprendrai jamais rien au cyclisme.
Fanfaron !
Le T-Rex a disparu. C'est pas trop tôt. Son sillage était si peu agréable. Il a tenté d'écrapoutir des randonneurs randonnant au milieu de la route. J'ai préféré les saluer pour redorer le blason des cyclistes. Tourne à gauche en direction de la fameuse montée de Torjonas, nom qui fait.... ? (à vous de dire. Vous devez le savoir si vous êtes un fidèle lecteur).
Eh merde, voici encore un club d'affolés de la pédale. Je les rattrape. Ils montent Torjonas. Pffff, on ne peut plus être tranquille. Les dérailleurs cliquettent, les chaînes tombent sur le petit plateau et montent de quelques dents. Les visages se ferment. Les yeux ne sont plus qu'une fente. Les joyeux copains qu'ils pouvaient être se métamorphosent en ennemis potentiels. Ils vont s'entretuer pour arriver en haut le plus vite possible. Comme à Koh-Lanta, on s'élimine entre équipes, puis dans l'équipe. Le but : rester le seul, donc le meilleur. Et quand on se retrouve tout seul sur une île déserte, eh bien on crève, à son tour, d'ennui ! Sauf, si on trouve un Vendredi ! Mais comme c'est Samedi, on pédale soit seul (parait que ça tape sur le système solaire) soit en groupe dans une forte montée dure mais courte !
Pan, c'est parti. L'accélération est forte. Je ne peux pas suivre. Je suis pas bon en accélération cyclosportive et en plus, la purée-jambon de ce midi me pèse sur l'estomac depuis un bon moment. Le groupe se disloque en trois. Les bons, les moyens et les mauvais. J'opte pour ma stratégie bien à moi : donner ce que l'on a mais pas trop car il en faudra encore. Je mange deux mauvais tout en les saluant, c'est encore plus tuant, mais bon, je tiens à être poli. Les moyens sont pas très loin mais ce sont de bons moyens. La FC monte dangereusement. J'accepte le risque compte tenu de ce qui reste à grimper. Un faux-plat me permettra une petite baisse de puls mais après faut remettre la sauce. Je mange le moins bon des moyens sans saluer car l'effort est dense. Les deux autres moins bons me donnent du fil à retordre. Ils passent une petite bosse et coupent leur effort. J'accélère et les dépasse car les bons ne sont pas loin. Ils ont levé le pied. J'appuie tout en passant sur le 50 crocs pour finir dignement mon effort. Croisement, je file à toute vitesse vers Saint Baudille de la Tour dont je ne parlerai pas, non plus, parce que je suis fatigué !
Collision !
Y en a marre de pédaler. Je rentre vers la tanière du MM'S Fun Team Cyclo. J'avance vite, dans les 30 km/h et soudainement c'est la collision ! Putain, que ça fait mal ! J'ai percuté une guêpe qui, pas contente, m'a bien piqué sous l'oeil droit. J'enfle immédiatement, l'oeil pleure et se ferme. Je rentre borgne à la maison... Heureusement, y a du vinaigre et une pommade à la cortisone !
A 21h30, je suis au lit ! KO !
Et demain soir, ici sur ce blog délirant, la suite...
PS : J'oublai...
Km : 75
Dénivelé : 795 mètres
Temps passé à s'échiner à pédaler :2h41
Pour la moyenne : ça vous fera un exercice !
PS2 : Je ne suis pas bon, ni moyen, ni mauvais... Je fais du vélo, c'est tout !
Arghhh... Fous z'allez être zurbris. Ich bin Pégase, le félo du MM'S Vun Beam Zyclo ! Und, zé moi qui écrit l'article ! Arghhh, exkusez l'azzent. Ya, ich bin ein deutchsen
radsport ! Ya ya, eine félo allemand ! (la suite sera plus facile à lire, mon cyclo a corrigé les fautes).
Mon collègue de travail me propose une promenade de 70 km en Pays du Vuache. Le Vuache est en réalité une montagne située à l’ouest du département de la Haute-Savoie,
entre les villes de Saint Julien en Genevois et de Frangy. La montagne du Vuache s’étend sur 11 kilomètres, du défilé de l’Ecluse à Chaumont et culmine à 1106 mètres
d’altitude.
Le défilé photographié du Fort. A gauche, la montagne du Vuache et la
route qui nous conduit vers Arcine et Clarafond-Arcine. Au centre, le viaduc SNCF. (Photo wikipédia)
Brangues, il y a bien longtemps
(1) Gargantua a été repéré un peu partout sur le territoire français, que
ce soit dans la toponymie ou dans les légendes locales, sous son nom propre, ou bien sous un de ses multiples prêtenoms qui n'empêchent pas de le reconnaître à son allure et aux exploits qui lui
sont attribués. La multitude de ces sites compose un gigantesque puzzle qu'il reste à déchiffrer.
Un second étang proche de Mépieu, bien plus imposant !
Troisième étang surplombé par le village de Courtenay
Parfois, les cyclos s'inquiètent de leur valeur. Donc, ils se font mesurer et annoncent leurs capacités. Par exemple, un cyclo mesuré me dit Voyez-vous
cher ami, malgré mon petit moteur, c'est-à-dire une faible Vo2 Max, je réussis de beaux exploits. Vite, je recherche le chiffre fatidique : ma Vo2Max. Et horreur ! Ce n'est pas un
petit moteur que j'ai mais une trottinette !
