Alors la ! Je suis scotché !
Vous avez deviné, chers lecteurs, mes intentions de raconter mes premières impressions cyclistes sur
cette nouvelle bicyclette…
Je suis parti réaliser un tour de 30 km sur les conseils du vélociste revendeur dont je tairais le
nom dorénavant (une fois le vélo payé, ce Monsieur est devenu odieux, incroyable !). Mais revenons, à ce tour de 30 km, histoire d’habituer mes muscles à la nouvelle position… En fait, j’ai
parcouru 49 km et j’ai « des choses à dire ».
Par quoi commencer ? Une approche globale ou une analyse élément
par élément. Comme je suis taquin, je choisis la seconde méthode…ça va faire durer le plaisir et je trouve amusant d’annoncer les termes définissant les périphériques.
La chaîne Campagolo Chorus Ultra Narrow, rien à dire. Elle est propre, plus fine qu’avant puisque je bénéficie d’un
pignon supplémentaire.
La cassette Campagnolo Centaur 13/29 « spéciale mec lent ou spéciale
montagne », rien à signaler. Bien clean aussi.
Le dérailleur arrière Campagnolo Centaur chape moyenne 10 vitesses ; un beau
look, un vrai plaisir, hyper silencieux, une souplesse incroyable !
Le dérailleur avant Campagnolo Centaur à collier de 32mm, mêmes remarques que
pour l’arrière.
Le pédalier Campagolo Centaur Ultra Torque CT 10 vitesses 172,5 mm, 34/50, en
carbone s’il vous plait, paraît tout léger et bien beau
Les pédales Look Kéo carbone IronMan se font complètement oublier. J’ai
l’impression de ne rien avoir sous les chaussures. Par contre, j’ai encore un peu de mal à engager et à déclencher, surtout du coté gauche…(Pardon, M.Toinet, j’ai pas encore le bon
geste !)
Les étriers de frein Campagnolo Centaur Skeleton : ça freine efficacement
malgré leur « maigreur ».
Les poignées Campagnolo Centaur Erogopower Carbon : un régal de
précision.
La fourche Look HSC5 SL au galbe original est si précise.
Le cintre BBB Carbone, 31,8 mm, 40 de large, bien joli avec sa guidoline rouge,
me change du noir d’autrefois.
La potence BBB Quatrofibre OS, 31.8 mm, 90 mm, impressionnante de sécurité avec 4
visses frontales et deux visses latérales opposées.
La tige de selle BBB carbone 27,2 mm reste toute simple.
La selle Fizik Aliante offre un confort irréprochable. Mes fesses s’y sont vite
bien senties. Mais la « bursite ischiale ou ischiatique » à la fesse droite devra s’y adapter.
Les roues Mavic Ksyrium Elite ont bien changé depuis le modèle 2002… Elles me
semble plus rigides et davantage réactives.
Les pneus Michelin Krilion noirs à bandes rouges rappellent le rouge de la
guidoline et du logo de la marque de vélo.
Ben voilà, ah non, j’oubliai les chaussures Shimano R220, de vraies
pantoufles qui aident bien au pédalage !
Au premier coup d’œil, je remarque une géométrie du cadre vraiment
différente du Look (heureusement). Ce vélo est plus ramassé, donc apparemment moins long. Les angles du tube de selle arrière et de la douille de direction (plus haute) sont moins
droits.
Bizarrement, dès que je m’installe dessus, je me trouve bien. La tête moins
rentrée dans le cou. Mais c’est peut-être psychologique. Je suis pressé d’aller pédaler sur la route !
Après avoir ajouté les capteurs de vitesse et de cadence, puis le support du
cardiofréquencemètre et les vieux porte-bidon, je m’équipe et enfourche la machine…
La première impression est duale. Ce vélo est à la fois souple et rigide.
Ensuite, il filtre efficacement les aspérités de la route, c’est flagrant. Assez rapidement, je constate que le pédalage est « incroyablement naturel ». Le tour de pédale est plus
fluide. J’enroule mieux et la cadence doit être plus élevée. Toutefois, un vent fort m’empêche de valider dernière cette impression.
La seconde impression concerne le haut du corps. La position est différente.
Le cintre est plus proche, donc l’allongement est différent et je suis mieux, c’est certain. Par contre, ce soir j’ai les muscles des épaules qui tirent mais je ne suis pas contracté comme
avant.
Au fur et à mesure de mon avancement, je suis de plus en plus agréablement
surpris… Ce vélo roule droit comme si j’étais dans un rail. Sa rigidité mêlée à sa souplesse permettent de conserver un pédalage dynamique avec des braquets plus importants. Si j’insiste sur un
fort braquet et me plante dans une montée, je peux repartir plus facilement que sur le Look après avoir descendu quelques pignons ou être passé sur le petit plateau…
Plus j’avance, plus je prends plaisir à emmener cette machine si
confortable. Je me trouve dynamique, plus léger moins fatigué alors que je lutte contre un vent en pleine face. La longue côte de Bouvesse est aussi rapidement montée mais avec un effort moindre
et un braquet plus important. Arrivé au sommet, je passe sur le 50 et j’arrive à le conserver jusqu’au raidillon suivant. Je n’y arrivais pas toujours avec le Look équipé d’un
34/48 !
Je m’arrête la pour ce soir. Le parcours était plutôt plat… Faut que j’aille
grimper pour ressentir d’autres choses. Pour le moment je dois m’habituer à la position nouvelle. Mais je devine que cette belle bicyclette me permettra de réaliser mes grandes envies
cyclistes…
Vous voulez le voir… Attendez un peu
!