5h00, mon portable sonne le lever. Je me lève sans entrain et pourtant je dois y aller. Les CTAMistes m'attendent pour aller
reconnaître le circuit de 132 km avec 1980 mètres de dénivelé prévu pour la randonnée de dimanche prochain.
6h15, je charge la voiture et me dirige avec lenteur vers les Avenières. Je suis endormi...
6h36, je suis aux Avenières. Je commence à m'équiper... et ça va durer longtemps... Je dors !
06h55, je suis enfin équipé. Je rejoins les collègues.
07h00, nous partons.
08h00 environ, deux collègues atterrissent de concert dans un fossé. L'un d'eux, vélo abîmé, abandonne. Décidemment
!
Après, je perd la notion du temps...
Première difficulté : le col du Banchet. Ca « banche » pas mal mais c'est court. Je suis surpris par ma
vélocité.
Deuxième difficulté : Nances, beau village mais ça monte ! Je suis encore surpris de mon dynamisme. J'essaie
de ne pas trop penser à ma fesse droite. La bursite ischiatique est toujours la et me gêne encore et toujours.
Le groupe arrive sur Jongieux. On traverse les vignes avant d'atteindre la route qui nous conduit à l'embranchement de la
route d'Ontex... Ici, le pourcentage de pente peut atteindre 14%.
Troisième difficulté : Avant d'attaquer la montée d'Ontex, je m'arrête et regarde mon pédalier qui
« grince » depuis un petit moment. Le groupe ne m'attend pas, normal. Je reviens dans les roues et je m'attaque pour voir ce que le CMT me permet de faire. Pour passer mes
collègues sans les gêner, j'accélère vivement tout en vélocité. Le vélo réagit instantanément, nerveusement avec souplesse sans me couper les jambes. Je suis stupéfait. Je tombe une dent et me
place en danseuse. J'arrive à tenir. Les deux collègues, qui montent devant, deviennent mon objectif. J'alterne danseuse et position assise pédalant en souplesse. La FC suit le pourcentage de
pente. C'est à dire trop ! Et ça devient difficile. Je met tout à gauche et tourne les pattes. Je double un collègue et rejoint le premier cyclo. Il monte en danseuse. Je reste un moment à coté
de lui. Mais le pourcentage de pente diminue. Alors, je tombe alors deux dents et monte en danseuse. Je suis encore stupéfait. Le CMT, très tolérant, me permet de relancer sans couper les jambes.
Ce vélo est époustouflant !
Belvédère d'Hautecombe : Je sors une barre pour me restaurer. Je m'aperçois qu'il m'en reste qu'une pour
rentrer... Oh ! Oh ! Va falloir gérer la pénurie alimentaire alors que mes collègues mangent leur casse-croûte... Je m'imagine donc manger et c'est reparti...
M'enfin, ce vélo CMT est stupéfiant... Il me permet de « voltiger » ! M'enfin, c'est beaucoup dire ! Je ne
suis pas devenu subitement un grand cycliste... Le vélo ne fait pas le cycliste ! N'est-ce pas ?